La filière droit

Le Droit est une filière d’excellence aux spécialisations très recherchées. En effet, si le Droit existe depuis la naissance de la société et parcourt les âges au rythme des hommes, il se confronte à de nombreux préjugés et idées préconçues.

Souvent critiqué pour sa complexité, sa rigueur, le Droit accompagne l’homme et en est l’émanation. Le Droit concerne tous les domaines, de l’Etat au simple particulier, jusqu’au commerce international et au droit social. Pour le conceptualiser, il convient de l’imaginer tel un instrument de musique.

Comme tout apprenti commençant à jouer d’un nouvel instrument, il faut pour ce dernier apprendre le solfège pour connaître les notes et les tonalités.

On découvre un univers complexe et passionnant, mélangeant dialecte ancien et actualité.

La première confrontation avec cette étrange chose que l’on appelle « Droit » est un véritable choc : on découvre un univers complexe et passionnant, mélangeant dialecte ancien et actualité. Comme en musique, le Droit à son jargon, et l’apprenti juriste s’y fera très rapidement, il maniera avec brio les « pacta sunt servanda » et les « in limine litis ».

Une fois que notre petit musicien en Droit avancera en Licence, il verra qu’au fur et à mesure il touchera de plus près la belle mélodie juridique, et il découvrira un peu plus l’étendue du domaine d’application du Droit. Il jouera de mieux en mieux ses partitions et comprendra que pour jouer du Droit à merveille, il faut avant tout connaître son solfège du bout des doigts, solfège fait de règles et de définitions. Il comprendra également que le Droit est avant tout une manière de penser, un pragmatisme imparable ainsi qu’une argumentation construite. L’apprenti juriste verra rapidement ses préférences et notera des affinités avec certaines matières. Le jeune juriste grandira et forgera sa culture juridique petit à petit.

Arrivé en Master, ce dernier pourra se préparer à la vie professionnelle.

La quatrième et cinquième année de Droit (M1 et M2) correspondent à un certain approfondissement, à une réflexion et à une professionnalisation de son avenir. Bientôt le juriste s’émancipera de ses vieilles partitions et pourra composer lui-même.

Si essayer de devenir un virtuose et apprendre aux autres répond aux envies de notre juriste, la thèse amenée après la cinquième année et le Master recherche sera à son goût. Cette dernière fera de lui un contributeur d’un Droit en constante évolution qui lui vaudra le titre de « Docteur ».
Si ce dernier préfère la pratique, il pourra tenter de nombreux concours, afin de s’introduire dans l’orchestre “philarmonicojuridique” du monde du travail.

Vous verrez donc dans votre parcours de juriste toutes les franges de notre monde contemporain. Le Droit est avant tout un mode de réflexion qui s’attache à des intérêts divers et variés. Beaucoup comparerons aussi le Droit à un bon vin, qui se bonifie avec le temps. Mais si nous restons avec notre métaphore musicale, nous dirons que le Droit est une divine mélodie, et que pour en jouer tel un virtuose, il faut travailler et apprendre sa musique classique pour pouvoir espérer le révolutionner et trouver son propre style.

     

  1. La méthodologie de travail

    La méthodologie en Droit s’avère complexe mais primordiale. Avant toute première approche, il convient de se « vider la tête », d’oublier de manière drastique toutes les méthodologies que l’on a pu apprendre au lycée, en cours de philosophie ou de géographie, car la méthodologie juridique s’avère singulière.

    Désormais, le jeune juriste devra conjuguer trois exercices principaux : le commentaire d’arrêt, la dissertation et le cas pratique. Ces trois exercices, tout à fait différents, ont un point commun : la dichotomie. En Droit, il convient de séparer en deux, et de toujours dissocier selon ce nombre. Bien meuble/ immeuble, personne physique/ personne morale, tout se sépare en deux. Ainsi, le plan du commentaire d’arrêt, de la dissertation comme du cas pratique se découpera également toujours en deux parties, deux sous parties.

    Le commentaire d’arrêt

    Le commentaire d’arrêt est l’exercice fétiche du juriste. Il s’agit de commenter une décision rendue, un arrêt, et non de le résumer. Il faudra donc commencer son devoir par une fiche d’arrêt composée d’une introduction venant résumer les faits, la procédure et les arguments des parties. Mais, ce qui s’avère plus complexe, c’est qu’il faudra également exposer la question qui se pose dans l’arrêt étudié. Véritable jeu de devinette, l’arrêt donne la réponse faite par la cour, et il appartient au juriste de trouver la question à laquelle il répond.

    Une fois la question posée, et pour clore l’introduction, il conviendra d’exposer la réponse donnée par la Cour, sans que cette dernière soit obligatoirement reformulée. L’introduction n’est bien entendue que le début des festivités et l’exercice le plus complexe en matière de commentaire d’arrêt pour le jeune juriste, c’est le plan même du commentaire. Beaucoup tentent de conseiller au débutant d’appliquer des plans préconçus : principe en I et exception en II par exemple.

    Néanmoins le commentaire s’avère bien plus complexe et bien vite le juriste se rendra compte que c’est à lui de trouver sa propre méthode qui devra : exposer la décision, faire des recherches en matière de jurisprudence, commenter l’arrêt sans le répéter, le reformuler ou le paraphraser. Il faudra donc démontrer, critiquer et dépasser l’arrêt.

    La première partie sera celle qui s’attache aux argumentations, aux démonstrations de la cour, à la décision rendue, et la seconde sera celle qui critique, contre argumente, sans se détacher de l’arrêt. Le B du I et le A du II seront le cœur du sujet, comme le B du II sera l’ouverture, permettant de s’évader quelque peu de l’arrêt avec des sujets ou questions connexes. Souvent, lorsqu’on est en mal d’inspiration, il convient de relire la solution et de la découper en deux grands axes, qui constitueront le squelette du commentaire. Mais comme nous l’avons déjà dit auparavant, il n’y a pas de méthode miracle, il faut donc s’entraîner de manière régulière afin de trouver sa propre méthode.

    La dissertation

    Le deuxième exercice est celui de la dissertation. Sur un sujet posé, il convient donc de dire tout ce que l’on peut en articulant de manière logique ses idées, dans un plan toujours en deux parties avec deux sous parties. La dissertation est un exercice complexe car il nécessite une bonne connaissance du sujet, et donc une connaissance exemplaire de son cours.

    L’introduction répond à des canons incontournables : après un bref historique, et une définition des termes du sujet, il faudra amener progressivement à une problématique à laquelle le plan devra répondre, dans ses intitulés mêmes. Les règles sont les mêmes qu’en matière de commentaire d’arrêt, le B du I et le A du II seront toujours le cœur du sujet, le B du II toujours l’ouverture. Il n’y a pas de conclusion en matière de dissertation juridique, comme en matière de commentaire, puisque l’exposé est censé se suffire à lui-même. Il faudra bien soigner son introduction, car cette dernière est la vitrine du devoir.

    Le cas pratique

    Le cas pratique est souvent très aimé des étudiants. Tout en étant étrangement ressemblant aux problèmes que l’on devait résoudre en mathématiques quand on était enfant, il s’avère être un exercice très important pour le juriste. En effet, le cas pratique est l’exercice concret auquel s’adonne l’avocat chaque jour. Souvent écrit sous forme de demande de conseil, la situation (les faits) est exposée et on demande à l’étudiant de répondre, en conseillant, afin de trouver les solutions possibles au problème. Il convient d’exposer toutes les solutions, mêmes celles que l’on sait inutiles, ainsi que de les classer et les ordonner en parties distinctes : I / II.

    La rigueur du plan n’est pas aussi contraignante qu’en matière de commentaire ou de dissertation, mais il s’agira surtout de démontrer et d’argumenter. Le juriste a une méthode d’argumentationbien particulière : il utilise les syllogismes. Un exemple bien célèbre : « Tous les hommes sont mortels (la majeure) », « Socrate est un homme » (la mineure) et on applique la majeure et la mineure qui donne : « donc Socrate est mortel ». Il faudra toujours raisonner de cette manière : on expose le texte de loi, on expose la situation (le cas d’espèce), et on conclut en appliquant la loi à la situation donnée. Il conviendra également de conclure le cas pratique afin de répondre à la question en exposant les solutions les plus convaincantes et ayant les plus grandes chances de succès.

    La méthodologie est donc primordiale, elle conditionne l’étudiant que nous serons demain, mais s’avère toutefois relativement compliquée. Il faudra attendre la troisième année pour pouvoir prétendre ne pas commettre de grosse erreur de méthodologie. Celle-ci n’est pas qu’un corps de règles qu’on nous impose, c’est aussi et surtout un savoir faire que l’on perfectionne en s’entraînant et en tentant de nouvelles tactiques pour trouver son propre coup de crayon. 

  2. Les concours après les études de droit

    « Le Droit mène à tout… » ou presque. Comme nous vous l’avons précisé précédemment, les études de Droit ont des débouchés très vastes et conduisent à des professions extrêmement diverses. Les diplômés en Droit sont présents aussi bien dans le secteur public (Fonction publique d’Etat, Territoriale, Hospitalière…) que dans le secteur privé (principalement dans les services, mais aussi dans l’industrie, le transport, le BTP…).

    Les professions suivantes ont des effectifs réglementés ; leur accès est très sélectif, notamment par voie de concours. Elles ne représentent pas, loin s’en faut, l’essentiel des débouchés des études de Droit, mais cela vous permettra d’appréhender quelques champs des possibles qui pourront s’offrir à vous.

    Concours des carrières juridiques et judiciaires

    L’examen au Centre Régional de Formation Professionnelle des Avocats (CRFPA)
    Afin de présenter le concours d’avocat qui est national, il y a des conditions de nationalité, de moralité, de diplôme. S’agissant d’un examen et non d’un concours, l’étudiant ayant obtenu une moyenne égale ou supérieure à 10/20 aux épreuves écrites sera admissible. Il pourra alors présenter les épreuves orales composées d’une épreuve de langue étrangère et du Grand Oral, ultime épreuve dotée du plus fort coefficient des épreuves d’admission. L’élève qui aura à nouveau obtenu une moyenne égale ou supérieure à 10/20 sera admis à l’examen d’entrée au CRFPA. La formation au sein d’une école d’avocats dure 18 mois, puis le Certificat d’Aptitude à la Profession d’Avocat (CAPA) sera délivré.

    Pour plus d’informations : http://cnb.avocat.fr

    Le concours de l’Ecole Nationale des Greffes (ENG)
    L’ENG est chargée de mettre en place la politique nationale relative aux formations des personnels des catégories A, B et C des greffes des services judiciaires (directeurs des services de greffes judiciaires, greffiers, secrétaires administratifs, adjoints administratifs et adjoints techniques). Les métiers des greffes des services judiciaires sont principalement accessibles par concours. Par exemple, pour la profession de greffier, un concours externe est ouvert aux candidats titulaires d’un titre ou diplôme classé au moins au niveau III (Bac +2 : L2, DUT carrières juridiques, BTS) ou d’une qualification reconnue équivalente à l’un de ces titres ou diplômes. La formation comprend des enseignements à l’ENG ainsi que des stages pratiques en juridictions et services, d’une durée de 18 mois. Le concours de greffier en chef est réservé aux diplômés d’un IEP ou d’une licence en droit. Dans les deux cas, les lauréats suivent là encore une formation de 18 mois à l’ENG.

    Pour plus d’informations : www.eng.justice.fr

    Le concours à la profession d’Huissier de justice
    Pour devenir huissier, il faut être français et ne pas être frappé de condamnations pénales ou disciplinaires non amnistiées, ni de faillite personnelle. Il faut ensuite remplir des conditions de diplômes et de formation. Tout d’abord, être titulaire au minimum d’un M1 en droit ou en sciences juridiques, ou du diplôme d’aptitude aux fonctions de notaire. Ensuite, il faut accomplir un stage de 2 ans dans une étude d’huissier de justice. Cette formation de terrain se double d’un enseignement assuré dans chaque région par le Département Formation des Stagiaires (DFS) de la Chambre des huissiers. Il est fortement recommandé de suivre en parallèle une préparation à distance auprès de l’Ecole Nationale de Procédure Établissement Paritaire Privé (ENPEPP). A l’issue du stage, le candidat passe l’examen professionnel d’huissier de justice, qui clôt la formation et permet d’accéder à la profession d’huissier de justice.

    Pour plus d’informations : www.huissier-justice.fr www.enpepp.org

    Le concours à l’Ecole Nationale de la Magistrature (ENM)
    Le recrutement, la formation initiale et la formation continue des magistrats sont structurés à partir des compétences et capacités attendues de celui-ci aujourd’hui et dans un avenir prévisible. De nombreuses matières sont prévues lors des épreuves : droit ou procédure civile, organisation de l’Etat, langue vivante… Afin de candidater au 1er concours d’accès de l’ENM, il est nécessaire de détenir certaines caractéristiques comme la nationalité française, être âgé de 31 ans au plus, et être titulaire d’un diplôme sanctionnant une formation d’une durée au moins égale à quatre années d’études après le baccalauréat par exemple. Élaborée sur 31 mois, la formation des auditeurs de justice vise à l’apprentissage des techniques professionnelles du magistrat et des connaissances transversales sur son environnement institutionnel, humain et social. Elle alterne des enseignements dispensés à l’école, à Bordeaux, et des stages en juridiction pour donner aux auditeurs de justice une vision globale de leur métier. La seconde étape ouvrant au statut de magistrat est en effet consécutive à une déclaration d’aptitude délivrée en fin de formation par un jury indépendant de l’École.

    Pour plus d’informations : www.enm.justice.fr

     

    Le concours à la profession de conseiller de tribunal administratif et de cour administrative d’appel (CE)
    Les principes constitutionnels français consacrent l’existence, les compétences et l’indépendance de la justice administrative. En application de ces principes, seul le juge administratif peut annuler ou réformer les décisions, qu’elles soient individuelles ou de portée générale, prises par les autorités exerçant le pouvoir exécutif, leurs agents, les collectivités territoriales ou les organismes publics placés sous leur autorité ou leur contrôle, dans l’exercice de pouvoirs relevant de la puissance publique. Ce recrutement, organisé sous forme de concours (externe et interne), s’adresse pour le concours externe, aux titulaires de l’un des diplômes exigés pour se présenter au premier concours d’entrée à l’ENA.

    Pour plus d’informations : www.conseil-etat.fr

    Les concours au Centre de Formation Professionnelle de Notariat (CFPN)

    Sept années d’études après un baccalauréat sont nécessaires pour devenir notaire. Après des études juridiques jusqu’au master 1 les aspirants notaires doivent choisir entre deux types de formations, l’une universitaire, l’autre professionnelle, avec dans les deux cas un stage obligatoire et rémunéré :

    – La lière universitaire post master dure 2 ans dans une université ayant passé une convention avec le Centre national d’enseignement professionnel notarial (CNEPN). Cette étape, parallèle au stage en office, débouche sur le diplôme supérieur de notariat (DSN) et le titre de notaire assistant.

    – La voie professionnelle implique de passer par un centre régional de formation professionnelle notariale (CRFPN). Ces centres sont accessibles sur examen après un master 1 en droit. Ils délivrent en un an (et 2 mois de stage) le diplôme d’aptitude à la fonction de notaire (DAFN) et le titre de notaire stagiaire. Il faut ensuite effectuer un stage de deux ans en office. Après un rapport, le notaire stagiaire est reçu notaire assistant.

    Il existe également une voie interne accessible aux collaborateurs de notaires ayant une certaine ancienneté et certain niveau de diplôme.

    Pour plus d’informations : www.cnepn.fr

    Concours de la fonction publique étatique

    Le concours de l’Ecole Nationale d’Administration (ENA)
    L’ENA a pour principes fondateurs de démocratiser l’accès à la haute fonction publique et de professionnaliser la formation des hauts fonctionnaires. Les formations dispensées préparent notamment à des professions de membres de hautes juridictions, de conseillers des juridictions administratives et des chambres régionales des comptes, des corps diplomatique ou consulaire, membres des corps de contrôle, administrateurs civils et sous-préfets ou encore dans des corps administrateurs de la ville de Paris. Le concours externe d’entrée à l’ENA est composé de 5 épreuves d’admissibilité qui vont d’une composition de droit public à la rédaction d’une note d’analyse et de propositions en question sociales.

    Pour plus d’informations : www.ena.fr

     

    L’accès aux Instituts Régionaux d’Administration (IRA)
    Les IRA sont des écoles d’application à vocation interministérielle, situées à Bastia, Lille, Lyon, Metz et Nantes. Leur principale mission est d’assurer la formation professionnelle initiale (12 mois), après concours, des attachés d’administration des différents services de l’État et Ministères. Un concours ouvrant à des emplois de natures différentes permet d’accéder aux IRA. Il s’agit du concours qui conduit les attachés à effectuer des missions variées telles que la gestion des ressources humaines et des moyens matériels, les études dans des domaines juridiques, économiques ou sociaux, l’encadrement et l’animation d’équipes, la conduite de projets…

    Pour plus d’informations : www.fonction-publique.gouv.fr

    Les concours de la Direction Nationale du Recrutement et de la Formation Professionnelle (DNRFP) des Ecoles Nationales des Douanes

    La DNRFP est chargée du recrutement et de la formation professionnelle de l’ensemble des agents des douanes. Elle organise les concours d’entrée dans les services douaniers, selon trois niveaux correspondant aux diplômes suivants : diplôme national du brevet pour les agents de constatation (catégorie C), baccalauréat pour les contrôleurs (catégorie B), et licence d’enseignement supérieur pour les inspecteurs (catégorie A). La DNRFP assure la coordination de la formation dispensée dans les deux écoles des douanes, Tourcoing et La Rochelle, ainsi que la coordination de certaines actions de formation continue menées au niveau des services interrégionaux, chargés de la formation professionnelle. Les lauréats des concours internes et externes bénéficient d’une formation initiale d’une durée de quatre à douze mois, dans l’une des deux écoles, selon leur grade.

    Pour plus d’informations : www.douane.gouv.fr

    Les concours de l’Ecole Nationale d’Administration pénitentiaire (ENAP)
    L’ENAP assure la formation initiale de l’ensemble des personnels pénitentiaires (après la réussite aux concours) répartis en cinq lières (personnels de di- rection, d’insertion et de probation, de surveillance, administratifs et techniques). Elle a pour mission de donner aux fonctionnaires pénitentiaires une formation professionnelle théorique et pratique avant qu’ils n’accèdent à l’un des 13 métiers de l’administration pénitentiaire. L’ENAP dispense une formation opérationnelle basée sur le principe de l’alternance et fondée sur le socle métier, conduisant à une prise en charge globale de l’élève en y intégrant des aspects citoyens, d’éducation et de prévention à la santé ainsi qu’une sensibilisation à la culture et à la pratique sportive.

    Pour plus d’informations : http://www.enap.justice.fr

    Les concours de l’Ecole nationale supérieure de la Police (ENSP)
    La mission principale de l’ENSP est la formation initiale et continue des commissaires de police (corps de conception et de direction de la police nationale) et des of ciers de police (corps de commandement). Tant pour le recrutement des commissaires de police que des officiers de police, trois voies sont possibles : externe, interne, voie d’accès professionnelle. Il y a d’abord la phase d’admissibilité, la phase de pré-admission et l’admission. A chacune de ces phases, des épreuves différentes sont prévues. Il y a par exemple une épreuve de culture générale, cas pratique, exercices physiques ou encore une mise en situation individuelle pour le concours de commissaire.

    Pour plus d’informations : www.ensp.interieur.gouv.fr

    Les concours organisés par le Ministère de l’Europe et des Affaires Étrangères
    Le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères recrute chaque année plusieurs centaines d’agents pour exercer des dizaines de métiers différents sous des statuts très divers. Des concours sont organisés pour les catégories A, B et C. Il y a le concours de Conseiller des Affaires étrangères (cadre d’Orient), secrétaire de chancellerie ou encore adjoint administratif principal. Les agents de ce Ministère défendent et promeuvent les intérêts de la France et des Français dans tous les domaines auprès des pays étrangers et au sein des organisations internationales. En tant qu’agents de l’État, ils doivent assurer leur mission dans le respect des principes propres à la fonction publique. Travailler au Ministère des Affaires Étrangères, c’est intégrer un ministère atypique et suivre un parcours professionnel riche et varié, caractérisé par une forte mobilité géographique et fonctionnelle.

    Pour plus d’informations : www.diplomatie.gouv.fr

    Les concours de conseiller de chambre régionale des comptes
    Les collaborateurs présentent des pro ls très diversifiés : magistrats nanciers, cadres supérieurs, agents de catégorie A, B, C de la fonction publique d’État, de la fonction publique territoriale, de la fonction publique hospitalière, contractuels de hauts niveau. Le principal concours organisé est celui concernant les conseillers de chambre régionale des comptes. Le conseiller de chambre régionale des comptes exerce des fonctions de magistrat dans la chambre où il est affecté, placée sous la responsabilité d’un président. L’exercice de ces fonctions aux importantes responsabilités exige indépendance, rigueur et imagination

    Pour plus d’informations : www.ccomptes.fr

    Les concours de l’Ecole Nationale des Finances Publiques (ENFiP)
    L’ENFiP est une institution de formation pour les agents de la Direction générale des Finances publiques française. L’ENFIP est chargée de gérer les préparations aux concours organisées pour le recrutement interne et externe des futurs agents, les concours eux-mêmes, d’assurer la formation initiale de l’ensemble de ces agents, de dispenser les formations d’adaptation à l’emploi des agents changeant de fonctions ou promus à des fonctions supérieures, d’élaborer des modules de formation continue, de classifier, diffuser et rechercher toute la documentation professionnelle utile aux agents de la Direction Générale des Finances Publiques (DGFIP).

    Pour plus d’informations : http://www.resp-fr.org

    Concours de la fonction publique européenne Les concours de l’Office Européen de Sélection du Personnel (EPSO)
    De manière générale, les institutions de l’Union européenne recrutent par voie de concours. A l’issue de la procédure de sélection, les candidats sont affectés dans les institutions de l’Union européenne (Parlement européen, Conseil, Commission européenne, Cour de justice, Cour des comptes) ou organes consultatifs (Comité économique et social, Comité des régions de l’UE, etc…), à Bruxelles, Luxembourg, Strasbourg ou ailleurs. L’Office européen de sélection du personnel EPSO, organise les concours pour le compte des institutions européennes. Les concours sont organisés soit en commun par plusieurs institu- tions, soit par une seule institution. Ils sont organisés en trois cycles en fonction d’un programme triennal et du statut des fonctionnaires européens : AD pour Administrateurs, AST pour Assistants, AST/SC pour assistants-secrétaires et des linguistes et pro ls spé- cialisés. Ils sont organisés par catégories en fonction du niveau d’étude des candidats

    Pour plus d’informations : https://epso.europa.eu

    Concours de la fonction publique hospitalière Les concours de l’Ecole des Hautes Etudes de Santé Publique (EHESP)
    L’EHESP est un établissement public, se trouvant à Rennes, qui exerce une double mission de formation et de recherche en santé publique et action sociale. Son ambition est de nourrir un dialogue fructueux entre deux cultures complémentaires : la santé publique et le management. Différents concours sont organisés afin d’accéder à une formation pour une profession de la fonction publique hospitalière : Directeur d’hôpital, Directeur d’établissement sanitaire, social et médico-social ou encore attaché d’adminis- tration hospitalière.

    Pour plus d’informations : www.ehesp.fr

    Concours de la fonction publique territoriale

    Les concours du Centre National de la Fonction Publique Territoriale (CNFPT)
    Le CNFPT est un établissement public paritaire déconcentré dont les missions de formation et d’emploi concourent à l’accompagnement des collectivités territoriales et de leurs agents dans leur mission de service public. Le CNFPT organise plusieurs concours de la fonction publique territoriale : administrateur territorial, conservateur du patrimoine, conservateur des bibliothèques, ingénieur en chef. Il propose également un accompagnement à la validation des acquis de l’expérience (VAE) et organise la reconnaissance de l’équivalence des diplômes (RED). Tous les autres concours et examens professionnels sont organisés par les centres de gestion (CDG).

    Plus d’informations : www.cnfpt.fr

  3. Les débouchés professionnels

    Les études de droit offrent de multiples débouchés à condition de forger rapidement son projet professionnel : métiers de l’entreprise, de la fonction publique européenne, étatique, hospitalière, territoriale, justice, métiers réglementés… Le choix est vaste et il sera ici présenté une palette de métiers afin d’éveiller votre curiosité.

    Métiers de l’entreprise

    Fiscaliste

    Le domaine juridique, fiscal et contentieux sont les domaines d’élection du scaliste. Expert en la matière, il prodigue conseil et assistance aux entreprises. Au cours de ses missions, il s’assure, tout comme l’avocat fiscaliste, que les entreprises respectent les normes fiscales, nationales ou internationales, en vigueur. Il sait jouer avec les textes en vigueur pour permettre aux sociétés de réduire leurs taxes. Ses compétences sont précieuses lorsqu’une entreprise entreprend une opération importante comme une restructuration ou une fusion. Il est également l’interlocuteur de l’administration fiscale, pour le compte de l’entreprise.

    Juriste d’entreprise

    Quel que soit le lieu d’exercice, le juriste d’entreprise est le consultant permanent de l’entreprise pour les questions commerciales, financières et techniques. Son rôle consiste davantage à prévoir et prévenir qu’à réparer les erreurs. Il ne juge pas ni ne dit le droit, mais ce dernier est son instrument de travail pour répondre aux objectifs de la société et les protéger. Il délivre également les actes juridiques (contrats, avenants ou déclarations) afin de s’assurer de leur conformité aux textes de lois et à l’interprétation qui en est faite par la jurisprudence. Il peut assurer les relations extérieures de l’entreprise avec des organismes professionnels ou être en liaison avec des experts ou avocats… Selon la taille de l’entreprise qui l’emploie, il peut effectuer des tâches variées de conseil, de documentation, d’administration ou faire partie d’un secteur juridique spécialisé, en tant que responsable du département des marques et brevets par exemple. Pour exercer au mieux son travail, le juriste doit se tenir régulièrement informé de l’évolution de la législation en droit commercial, droit du travail, droit des contrats, etc.

    Juriste en assurance

    Le juriste gère des dossiers en lien avec l’élaboration de contrats et la gestion de sinistres. Il étudie les projets de contrats d’assurance, de partenariat commercial. Le juriste établit un diagnostic pour assurer la validité juridique des produits et opérations. C’est lui qui rédige également les cahiers des charges juridiques, les contrats et conventions. Il apporte également son expertise juridique dans différents domaines : adaptation des contrats existants, création de documents d’information commerciale sur les produits, développement de nouveaux produits etc. A la demande de sa direction, il peut s’occuper de l’analyse et de la prévention des risques à assurer dans l’entreprise qui l’emploie.

     

    Responsable des ressources humaines

    Adjoint du DRH, le responsable (manager) des ressources humaines (RRH) coordonne la mise en place des décisions stratégiques de l’entreprise en matière de ressources humaines. Il assure le suivi administratif des dossiers du personnel et gère les compétences individuelles des collaborateurs. Il sait alors anticiper les évolutions stratégiques de l’entreprise pour mieux capitaliser les compétences dont l’entreprise dispose et rechercher celles manquantes. Recrutement, plans de formation, administration du personnel… Ses missions peuvent variées en fonction de la structure qui l’emploie. Il peut également établir les déclarations auprès des organismes sociaux et superviser la gestion des bulletins de paie. Grâce à ses connaissances pointues en droit du travail, le manager des RH veille au respect de la législation dans le domaine de la gestion administrative du personnel. Il anime également le dialogue social en tâchant de concilier les objectifs de l’entreprise et la satisfaction du personnel. Il remonte d’ailleurs toutes les informations – collectées auprès des salariés et des partenaires sociaux notamment – à la direction générale.

    Métiers de la fonction publique européenne

    Fonctionnaire européen

    Le rôle d’un fonctionnaire européen, en fonction de sa spécialité est de veiller à la mise en place des politiques décidées entre les chefs d’Etat. Le fonctionnaire européen peut être compétent dans plusieurs domaines : agriculture, droit, relations extérieures, finance… Le fonctionnaire européen doit maîtriser les deux langues de l’Europe : le français et l’anglais. Ensuite, il peut être recruté soit par la Commission européenne, le Parlement européen, la Cour de Justice ou encore la Cour des comptes. Il participe donc au fonctionnement des institutions européennes. Il peut occuper des postes différents en fonction de son grade et de son niveau d’études. Il peut être administrateur (cadre A) s’il a au moins un bac +4 en Droit, gestion ou comptabilité. On trouve aussi des traducteurs interprètes qui sont aussi bons en langues étrangères qu’en Droit.

    Métiers de la fonction publique étatique

    Administration fiscale :

    Contrôleur des finances publiques

    Fin mathématicien, le contrôleur des finances publiques jongle toute la journée avec les chiffres. Il est chargé de vérifier la bonne tenue de la comptabilité et la gestion financière des fonds publics de l’État, des collectivités locales et de leurs établissements publics (école…). Il participe également aux opérations de recouvrement des recettes publiques scales de l’État (amendes, impôts) et des recettes non-fiscales propres aux collectivités (cantines, loyers HLM, crèches…). Par ailleurs, il supervise également le paiement des dépenses liées aux marchés publics ou aux salaires des agents. Les compétences requises pour devenir contrôleur des finances publiques sont une bonne connaissance du droit, un goût pour les chiffres, une aisance rédactionnelle et relationnelle, de l’organisation, rigueur et réactivité.

    Inspecteur des finances publiques

    L’inspecteur des finances publiques est un fonctionnaire qui appartient à un corps de catégorie A de la Direction générale des Finances publiques (DGFiP), au sein du ministère de l’Économie et des Finances. Le grade d’inspecteur des finances publiques est issu de la fusion des grades d’inspecteur des impôts et d’inspecteur du trésor. L’inspecteur des finances publiques contrôle, vérifie et redresse les déclarations fiscales. Il assure auprès de l’Etat une mission de contrôle, d’enquête et de conseil sur la perception des recettes publique. Généralement, on lui confie chaque année une liste d’entreprises à contrôler. L’inspecteur doit se rendre sur place et vérifier que les déclarations fiscales correspondent bien à l’activité développée par l’entreprise. Bien souvent redouté, l’inspecteur des impôts n’exerce pourtant pas forcément une action répressive : il peut y avoir réajustement au profit du contribuable si celui-ci s’est trompé à son détriment. Les compétences nécessaires pour devenir inspecteur des finances publiques sont de très bonnes connaissances juridiques et fiscales, des qualités relationnelles et rédactionnelles, de la pédagogie ainsi que de la rigueur et de l’organisation.

    Administration pénitentiaire :

    Directeur fonctionnel des services pénitentiaires d’insertion et de probation

    Les directeurs fonctionnels des services pénitentiaires d’insertion et de probation (DFSPIP) sont principalement chargés de la direction, de l’organisation et du fonctionnement des services pénitentiaires d’insertion et de probation dans un ou plusieurs départements. Ils peuvent également occuper des emplois de direction au niveau interrégional ou à l’Ecole nationale d’administration pénitentiaire et exercer des fonctions demandant un haut niveau de responsabilité en administration centrale. Ils élaborent et mettent en œuvre les politiques de prévention de la récidive et d’insertion des personnes placées sous-main de justice dans le cadre des lois et règlements. Ils exercent l’autorité hiérarchique sur l’ensemble des fonctionnaires et agents publics affectés dans les services dont ils sont responsables.

    Directeur des services pénitentiaires

    Les directeurs des services pénitentiaires mettent en œuvre la politique définie pour la prise en charge des personnes faisant l’objet d’une mesure privative de liberté. Cadres dirigeants au service de la loi, les directeurs des services pénitentiaires forment un corps chargé de l’encadrement supérieur des services pénitentiaires. Ils exercent les fonctions d’encadrement, de direction, de conception, d’expertise et de contrôle des établissements, circonscriptions et services de l’administration pénitentiaire chargés des personnes placées sous-main de justice et mettent en œuvre la politique définie à cet effet. Ils peuvent être appelés à exercer leurs fonctions en administration centrale. A ce titre et sous l’autorité du directeur de l’administration pénitentiaire, ils peuvent être chargés de la conception, de la mise en œuvre et de l’évaluation des politiques publiques entrant dans leurs missions.

    Affaires étrangères :

    Conseiller des Affaires étrangères / Cadre d’Orient

    Le métier de base des conseillers des affaires étrangères (cadre d’Orient ou cadre général) est celui de conseiller-négociateur. Ils débutent en qualité d’expert, d’un dossier ou d’un pays. Le Conseiller des Affaires étrangères (cadre d’Orient) a des fonctions à haute responsabilité. En France, ces responsabilités s’exercent dans les domaines politique, économique, juridique, de coopération ou administratif. A l’étranger, elles s’exercent dans les activités diplomatiques, consulaires ou de coopération. Après quelques années, ils accèdent à des responsabilités d’encadrement, sous-directeur géographique par exemple. Les conseillers des Affaires étrangères peuvent parvenir à être nommés consuls généraux et/ou ambassadeurs.

    Défense :

    Commissaire aux armées

    Le commissaire est un officier interarmées qui occupe un poste à responsabilité indispensable au soutien des armées. Il est amené à encadrer des hommes et à s’adapter à un environnement en constante évolution. Sa formation à l’École des commissaires des armées (ECA) lui permet d’acquérir le savoir-être nécessaire pour appréhender l’organisation militaire et partager les valeurs fortes des armées. Le commissaire a pour mission de servir son pays en contribuant au déroulement des missions menées par les forces armées, donnant ainsi un sens à son engagement. En tant que militaire, il a l’opportunité d’exercer ses fonctions sur des théâtres d’opérations extérieures ou sur les bâtiments de combat. Il conseille le commandement dans différents domaines : soutien administratif, financier et logistique d’une unité déployée, conseil juridique dans le cadre de la lutte contre la piraterie, droit des con its armés, etc.

    Douane :

    Inspecteur des douanes

    L’inspecteur des douanes travaille dans les services douaniers et est chargé de la protection du territoire national. Plus précisément, il assure la surveillance et le contrôle des produits aux frontières pour empêcher les fraudes à la douane, pour éviter que des produits dangereux ne soient importés sur le territoire, et pour s’assurer du respect des embargos. Faisant partie de la fonction publique, il est un fonctionnaire appartenant à la catégorie A. Il peut exercer son travail aux frontières ou dans les bureaux de la Direction Générale des Douanes et Droits Indirects (DGDDI). Les missions d’un inspecteur des douanes dépendent du poste qu’il occupe. Même si sa mission principale reste la surveillance douanière, il peut exercer des tâches très diverses selon qu’il soit affecté aux Opérations Commerciales ou à l’Administration Générale et Surveillance : conseiller une entreprise, rédiger et instruire des dossiers dans l’administration générale, enquêter sur des fraudes, contrôler les marchandises en zone de fret (aéroports, gares, etc.) et plusieurs encore autres fonctions. Dans tous les cas, il sera soit agent de terrain, soit agent de bureau.

    Police :

    Commissaire de Police

    Le commissaire de police assume la responsabilité des services de la police nationale. Il est au cœur de la vie de la cité. Il doit assumer, selon son service de rattachement, les missions opérationnelles de police : maintien de l’ordre public, défense du territoire, investigation et recherche, sécurité routière, police de proximité et tous les aspects nanciers de la criminalité organisée, blanchiment d’argent, escroqueries. Le travail du commissaire consiste à suivre et coordonner l’action des enquêteurs sur le terrain. Il forme, anime et apporte son soutien logistique à ses collaborateurs. Il dirige et oriente leur travail, prend la direction des opérations importantes, procède aux choix décisifs. Le commissaire définit des priorités. Ses qualités essentielles sont l’autorité, la rigueur, la réactivité, le sens de la relation humaine. La fonction nécessite une grande disponibilité (permanences de nuit…)

    Lieutenant de Police / Officier de police judiciaire

    L’officier de police seconde ou supplée les commissaires de police dans l’exercice de leurs fonctions. Il appartient au corps de commandement et d’encadrement de la police nationale. Il a pour rôle principal de manager les gardiens de la paix de son service. Sauf en cas d’opération spéciale, il porte généralement l’uniforme et l’arme. Il dédie également une part de son temps à certaines tâches administratives. C’est lui qui reçoit les délinquants ou les victimes et qui recueille les dépositions ou enregistre les plaintes. Selon qu’il travaille dans le service sécurité publique (protection des personnes et des biens), police judiciaire (lutte contre le crime), les renseignements généraux, les Compagnies Républicaines de sécurité (CRS), la police aux frontières (PAF), l’inspection générale de la police nationale (IGPN), la mission du lieutenant est très variée. Les compétences nécessaires pour ce métier sont le travail en équipe, être responsable et avoir des bonnes conditions psychologiques et physiques.

    Métiers de la fonction publique hospitalière :

    Attaché d’administration hospitalière

    Suivant la définition statutaire, les attachés d’administration hospitalière participent, sous l’autorité du directeur de l’établissement, à la conception, à l’élaboration et à la mise en œuvre des décisions prises dans les domaines administratif, financier, économique, sanitaire, social. Ils peuvent se voir confier des missions, des études ou des fonctions comportant des responsabilités. Notamment dans les domaines des admissions et des relations avec les usagers, de la gestion des ressources humaines, de la gestion des achats et des marchés publics, de la gestion financière et du contrôle de gestion. Ils peuvent assurer la direction d’un bureau, d’un service, ou encore la gestion administrative d’un pôle clinique, d’un établissement annexe ou d’un site.

    Directeur d’hôpital

    Le Directeur d’hôpital est le responsable de la gestion administrative et financière de l’hôpital, le directeur assure la bonne marche de son établissement. Il participe à la conception et au pilotage du projet d’établissement, en veillant à la bonne organisation des services. Mais 80% des directeurs d’hôpital ne sont pas chefs d’établissement. Ils endossent les mêmes fonctions, mais en tant que directeurs adjoints. La mission première du directeur d’hôpital est d’abord de faire le meilleur usage de son budget. Ce qui le conduit à effectuer des arbitrages et des choix, parfois, difficiles, en concertation avec les équipes médicales. Autre mission, mais non des moindres, le directeur d’hôpital doit animer ses équipes, dissoudre les tensions, communiquer en externe et en interne, et négocier si besoin est, pour susciter l’adhésion de tout le personnel. Différentes compétences sont requises pour exercer cette profession comme des compétences en gestion économique et financière, capacités relationnelles développées, qualités humaines et éthiques ou encore le sens de l’organisation et de la méthode.

    Métiers de la fonction publique territoriale :

    Juriste en collectivité territoriale

    Le juriste de collectivité territoriale accompagne les services gestionnaires dans les méandres juridiques et propose les solutions juridiques envisageables. Il doit être capable d’être à la fois un organisateur et de jouer l’interface. Le juriste territorial veille aux intérêts de la collectivité qui l’emploie. Pour cela, il est capable de détecter les risques juridiques bien en amont d’un projet. Il étudie par ailleurs les différentes actions mises en place dans un service ou une direction afin de proposer des solutions d’évolution et de changement. Rattaché à la direction générale, le juriste de collectivité est l’interlocuteur privilégié des différents partenaires externes tels que les avocats, les notaires, les cabinets-conseils ou bien les services préfectoraux. Au quotidien, il se tient informé des évolutions législatives et réglementaires également.

    Métiers de la Justice :

    Greffier

    Le greffier, présent à toutes les étapes d’une procédure et garantit l’authenticité des décisions du juge. Sa mission principale consiste à transcrire les débats lors d’un procès, à dresser des procès-verbaux et à rédiger les décisions du tribunal. Il doit auparavant constituer les dossiers, enregistrer les affaires, rédiger les actes et prévenir les parties de la date de l’audience. C’est un métier où il faut être méthodique, précis, d’une extrême rapidité de réaction. En certaines circonstances la discrétion de ce fonctionnaire doit être totale.

    Greffier en chef

    Le greffier en chef dirige les services de greffe d’une juridiction et supervise le travail des greffiers et agents administratifs au quotidien. Il participe aussi à l’élaboration des budgets, en assure l’exécution et veille à la bonne gestion des moyens matériels. Dépositaire des minutes, scellés et archives au sein de la juridiction, il en assure la conservation. Il collabore également avec les chefs de juridictions et met en œuvre leurs décisions. Comme les greffiers, il peut exercer ses fonctions à la Cour de cassation, dans une cour d’appel, dans un tribunal de grande instance, un tribunal d’instance, un conseil de prud’hommes, un conseil départemental d’accès au droit, au ministère de la Justice ou dans un service administratif régional. Ses fonctions varient selon sa juridiction d’appartenance.

     

    Greffier des tribunaux de commerce

    Officiers publics et ministériels, les greffiers du tribunal de commerce sont des professionnels libéraux au service des tribunaux et du monde économique. À l’instar des autres gref ers, il est présent au tribunal pour assurer les services administratifs, l’accueil des justiciables et des entreprises, et assister le juge dans la conservation des actes (enrôlement des affaires, assistance à l’audience, mise en forme des décisions…). Le greffe est par ailleurs chargé de tenir le registre du commerce et des sociétés (RCS), y compris dans sa version numérique (site Infogreffe), du chier des sûretés (nantissements et privilèges) et de la gestion des procédures collectives.

    Magistrat de l’ordre administratif

    Le juge administratif est un spécialiste du droit public. Il tranche les litiges entre l’administration et les citoyens, sur dossier et lors d’examens publics. Son rôle est de concilier la défense des droits individuels, l’intérêt général et la bonne gouvernance. Le juge administratif traite tous les litiges qui opposent le particulier à l’administration. Les magistrats qui exercent en tribunaux administratifs et cours administratives d’appel peuvent occuper trois grades successivement : conseiller, premier conseiller et président. Les conseillers et premiers conseillers peuvent, en début de carrière, être rapporteurs ou rapporteurs publics (anciens commissaires du gouvernement). Dans le premier cas, ils instruisent en totalité l’affaire, rédigent le projet de jugement, défendent leur position en délibéré et participent au vote. Dans le second cas, ils interviennent à l’audience pour analyser le différend, interpréter la règle de droit et proposer une solution.

    Magistrat de l’ordre judiciaire

    Les magistrats de l’ordre judiciaire rendent la justice ou défendent l’intérêt public et l’application de la loi. Ils ont accès à une grande diversité de métier et la possibilité de changer de poste tout au long de leur carrière. Il existe deux catégories de magistrats, correspondant à deux modalités d’exercice de la mission d’application du droit qui leur est confiée : les magistrats du siège (les juges : d’instance, de grande instance, des libertés et de la détention, aux affaires familiales…) sont chargés de dire le droit en rendant des décisions de justice et les magistrats du parquet (les procureurs) ont pour fonction de requérir l’application de la loi. Magistrats du siège et du parquet, s’ils ne possèdent pas exactement les mêmes missions, partagent un statut très proche, et des règles de recrutement, de formation et d’avancement quasiment identiques. Le principe de l’unité du corps judiciaire permet d’ailleurs à chaque magistrat, au cours de sa carrière, de passer d’un groupe à l’autre sans difficulté. De même, magistrats du siège et du parquet partagent un devoir commun, défini par la Constitution, de protection de la liberté individuelle.

    Métiers réglementés : 

    Administrateur judiciaire

    L’administrateur judiciaire est ce que l’on appelle un mandataire de justice. C’est un professionnel indépendant, contrôlé en permanence par les tribunaux qui le désignent et le ministère public. Sa mission peut être de surveiller les opérations de gestion, d’assister le chef d’entreprise pour les actes concernant ces opérations ou encore d’assurer entièrement l’administration de l’entreprise. En pratique, l’administrateur effectue plusieurs tâches : il prend connaissance de l’entreprise, de son activité et de son mode de fonctionnement. Il suit son activité et l’assiste dans ses relations avec les tiers, en particulier avec des fournisseurs impayés et le créancier prioritaire que sont les salariés. Il exerce un contrôle de la trésorerie et peut prendre des mesures de restructuration de l’activité et de réduction des coûts. Il recherche des solutions de redressement et établit un bilan économique et social à l’attention du tribunal.

    Avocat

    Les missions de l’avocat généraliste sont variées. Cet auxiliaire de justice donne des consultations à ses clients sur des questions d’ordre juridique en dehors même de tout litige, procède à des formalités, apporte son aide à des clients pour la rédaction de déclarations, rédige des actes sous seing privé, assiste ou représente son client devant un organisme public. Il intervient aussi bien sur des affaires civiles (divorces, accidents…) que sur des cas relevant du « pénal » (crimes, etc.). Avant le procès, l’avocat va constituer son dossier, consulter son client pour recueillir le maximum de pièces nécessaires à la défense, puis rédiger des conclusions et des actes qui serviront à développer ses arguments lors du procès. Les compétences nécessaires pour exercer le métier d’avocat sont une maîtrise du droit, bon orateur et excellentes qualités rédactionnelles ou encore rigueur et précision.

    Commissaire-priseur

    Le commissaire-priseur met en vente toutes sortes de biens comme des objets d’art, des antiquités, des 26 articles, hormis les biens immobiliers qui sont dans le champ de compétence des notaires. Il procède aussi à l’expertise de ces biens. Les ventes volontaires aux enchères publiques doivent être organisées et réalisées par des commissaires-priseurs exerçant au sein de sociétés commerciales. Dans ce cas, la vente est réalisée à la demande d’un particulier. Le commissaire-priseur, en tant qu’officier ministériel, est le seul habilité à diriger des ventes judiciaires, c’est-à-dire d’objets saisis lors de faillites ou de redressements judiciaires. La plupart des commissaires-priseurs exercent la double activité : vente volontaire et vente judiciaire. Grande connaissance de l’art, bon contact avec le public et sens de la mise en scène sont des qualités requises pour devenir un bon commissaire-priseur. Tout ça, sans oublier un gros carnet d’adresses.

     

    Huissier de justice

    Le principal intérêt de cette profession est de pouvoir servir de conciliateur et de conseiller auprès de personnes ayant des problèmes qui sont du ressort de la justice. L’huissier recherche avant tout un accord entre des personnes qui s’opposent. Pour de nombreux litiges, il exerce un peu les fonctions de juriste de proximité. Il écoute, il propose, il évite les procédures trop coûteuses et informe les gens sur leurs droits. Il dénoue les conflits entre propriétaires et locataires, par exemple. Il peut aussi résoudre certaines difficultés liées à la séparation ou au divorce. Dans le milieu professionnel, l’huissier de justice conseille les entreprises qui veulent mieux connaître leurs futurs partenaires. Il peut également intervenir auprès des clients qui ne payent pas. Il a, dans ce contexte, parfois recours à des saisies ou à des expulsions. Il doit faire preuve d’autorité et de diplomatie pour faire exécuter les décisions de justice. Ces situations exigent de lui des qualités psychologiques certaines.

    Huissier audiencier

    L’huissier audiencier est une catégorie particulière d’huissier. C’est un officier public et ministériel. Comme son nom l’indique, il exerce des fonctions notamment lors de certaines audiences des tribunaux. Il exerce des missions diverses comme l’appel des causes, établit l’organisation de l’ordre dans lequel les affaires vont se passer, établi les contrats d’audience ou signi er les actes du palais… Ce sont les tribunaux qui font le choix des huissiers audiencier. Pour ce qui est des tribunaux d’instance, ils doivent choisir leurs huissiers audienciers parmi les huissiers de justice établis dans le ressort du TGI dont ces tribunaux d’instance dépendent.

    Mandataire judiciaire

    Egalement appelé liquidateur, le mandataire judiciaire intervient lorsqu’une entreprise est placée sous liquidation judiciaire. Il représente les créanciers de l’entreprise en redressement et veille à ce que les décisions du tribunal soient bien appliquées. Il tente donc de trouver des solutions de remboursement notamment grâce à la vente de biens ou au contrôle des nances et des comptes des dirigeants. Toutefois, ce professionnel a également pour mission d’aider l’entreprise en liquidation. Ainsi, il veille à vendre la société dans les meilleures conditions possibles. Il prend en compte les paramètres économiques mais aussi sociaux. Pour ce faire, il gère le patrimoine et inventorie les biens afin de trouver des solutions fiables sur le long terme. Pour autant, il n’a aucune capacité d’action, il ne peut que prodiguer des conseils. Les compétences requises pour devenir mandataire judiciaire sont la maîtrise du droit commercial, civil et fiscal, être un très bon gestionnaire, avoir une aisance relationnelle, rédactionnelle. Il faut aussi être organisé, concentré, faire preuve de rigueur et de diplomatie.

    Notaire

    Le notaire est un officier public bénéficiant d’une délégation de puissance publique c’est à dire de l’Etat. Il est placé sous le contrôle de la chambre départementale ou interdépartementale des notaires dont il dépend et du Procureur de la République. Sa mission première est d’authentifier les actes mais il est tenu également à une mission de conseil vis à vis de sa clientèle lors de la réalisation des actes : rédaction des contrats de mariage, des testaments, des règlements de succession. Il doit pouvoir rendre accessible ses connaissances juridiques. Le notaire peut aussi gérer les affaires de ses clients, notamment le patrimoine familial, immobilier et mobilier. Il peut jouer un rôle de conseiller en placements financiers pour faire fructifier un patrimoine. Le notaire est tenu au secret professionnel. Son rôle de conseil auprès des entreprises se développe. Le notaire peut accompagner un créateur d’entreprise – en rédigeant ses statuts, en négociant son bail commercial – ou guider un particulier qui rachète un fonds de commerce. Il peut aussi faire du conseil juridique ou fiscal aux sociétés, au même titre que les avocats et les juristes d’entreprises.