Les métiers de l’économie/gestion

Les débouchés de la filière

Un étudiant sortant de la filière Économique a la chance de posséder un diplôme complet et général qui ouvre autant de portes dans le secteur public que dans le secteur privé.

Dans chacune de ces branches, les débouchés professionnels sont aussi divers les uns que les autres. De manière générale les secteurs accessibles grâce à ses études sont l’immobilier, l’informatique, l’urbanisme, le tourisme, les transports, les assurances, les banques, le management d’entreprise, la culture, la communication, etc. Ainsi, l’évolution des postes occupés pendant une carrière peut être importante, et il est rassurant de préciser que 28% des diplômés de Master en économie trouvent un premier emploi directement grâce à leur stage.

Dans le secteur public

D’une manière générale, il attire moins les jeunes économistes (25% seulement contre 75% dans le secteur privé), pourtant les débouchés y sont tout aussi intéressants.
economie 2Les fonctions publiques sont pour la plupart accessibles sur concours (de catégories A, B, C) tels que celui d’adjoint administratif territorial de première classe, secrétaire administratif de préfecture ou encore contrôleur de la concurrence de la consommation et de la répression des fraudes.

Dans tous les métiers cités au-dessus, ce qui est recherché chez les économistes c’est leur rigueur et leur capacité d’analyse. De plus en plus de jeunes économistes intègrent le secteur public, où ils occupent essentiellement des postes de cadre de la fonction publique.

Les collectivités locales et territoriales constituent une source de nombreux emplois et de fonctions variées. Aussi, la mondialisation économique et la montée en puissance de l’Europe favorisent largement l’insertion des experts en gestion et en sciences économiques.

Dans le secteur privé

Les jeunes diplômés en Économie de l’université sont pour la plupart recrutés en tant qu’ingénieurs commerciaux, chargés de clientèle ou chargés d’études marketing. La moitié d’entre eux vont travailler dans les services aux entreprises (études de marché, publicité, informatique), les banques et les sociétés d’assurances. Cependant, ils sont aussi présents dans le commerce, l’hôtellerie, les services aux particuliers (associations).

Les débouchés au sein du secteur privé sont donc multiples et vastes. Exploiter au maximum ses capacités pour être le plus efficace est la première chose demandée par les employeurs. Le cursus économique permet également aux jeunes diplômés d’occuper des postes à responsabilité. En communication par exemple, les tâches de directeur de communication, chargé de relations publiques/internes sont dans leurs compétences grâce à des matières comme la gestion ou la macroéconomie. Grâce à l’enseignement notamment des mathématiques, de la microéconomie et des statistiques, les économistes sont recherchés sur des postes de chargé d’étude en marketing, pour leur maîtrise des chiffres. Enfin, les postes d’auditeur externe/interne, chef comptable, expert comptable peuvent être cités dans le secteur de la finance et de la gestion, métiers qui demandent une forte présence sur le terrain et savoir gérer des situations de crises.

Quelques chiffres

19 % des jeunes diplômés sont recrutés comme spécialistes des activités tertiaires, qui regroupent les secteurs aussi divers que la banque, le tourisme, l’assurance, le transport et l’immobilier. La plupart des métiers proposés aux jeunes diplômés sont à dominante commerciale et comportent les missions d’analyse des besoins et de conseil. Les postes à pourvoir sont assez variés : chargé de clientèle, chargé d’études actuarielles, inspecteur commercial assurance…

18 % des titulaires d’un diplôme d’Economie choisissent de travailler dans cette fonction, où les cadres sont en relation avec les unités de production et les services études de manière à faire « remonter » les besoins des clients. Là aussi, les métiers sont divers : chargé d’études marketing, chef de rayon, chef de produit VPC…

15 % des jeunes diplômés sont recrutés dans cette fonction qui consiste à transformer les données économiques en outil d’aide à la décision. Les jeunes économistes réalisent des analyses conjoncturelles et structurelles, quantitatives et qualitatives qui éclaireront dirigeants d’entreprise, clients ou partenaires. En fonction des spécialités, les postes vont de chargé d’études économiques à chargé d’études aménagement en passant par analystes financier.

13 % des économistes arrivant sur le marché du travail s’orientent vers cette fonction qui regroupe trois domaines : le contrôle de gestion (audit), la finance-trésorerie et la comptabilité. Ainsi, un jeune diplômé peut devenir assistant contrôleur de gestion, comptable ou auditeur junior.

7 % des jeunes diplômés intègrent cette fonction, composée de deux domaines (la gestion des ressources humaines et la formation) pour y assumer des fonctions d’assistant en ressources humaines, d’animateur de formation ou de chargé d’études RH.


Focus sur …

Les cabinets de conseil

Les cabinets de « chasseurs de têtes » (spécialisés dans le recrutement) ont diversifié depuis plusieurs années leurs activités pour ajouter à leur panel d’offres de multiples prestations comme le coaching professionnel, le conseil en gestion de carrières ou les procédures d’outplacement (ndlr : comment faire sortir un salarié d’une entreprise). Sur les 1 200 cabinets de recrutements en France, il y a donc de quoi faire !

La porte d’entrée dans ces cabinets se fait généralement généralement par l’intermédiaire d’un emploi d’assistant de recrutement ou de responsable du recrutement. Ces métiers recouvrent, selon la taille et la structure des entreprises, une grande hétérogénéité des situations, ainsi que des niveaux de responsabilité plus ou moins larges. Sur le plan fonctionnel, l’activité s’exerce en étroite relation avec la direction et les responsables hiérarchiques des services de l’entreprise cliente.

Et les missions sont très variées !

Elaboration et mise en œuvre des moyens nécessaires à une optimisation ou une adaptation des ressources humaines aux finalités économiques de l’entreprise, application de la réglementation sociale en intégrant les règles et les procédures du droit du travail, relations avec les instances représentatives du personnel, élaboration de politiques de développement des ressources humaines…
Bref, pas de quoi s’ennuyer !

Guide des études en économie