Métiers de l’AES

Guide des Etudes AES

Des études en AES, des métiers

Il est très ambitieux de concevoir une liste exhaustive des métiers accessibles à un étudiant en AES, comme pour ses études il aura le plus souvent accès tantôt aux métiers de l’économie tantôt à ceux du droit et tout ce qui reste entre les deux. Nous vous présenterons cependant quelques exemples couramment prisés des étudiants en AES.

Les ressources humaines en entreprise.

La multiplication des missions de ce secteur va de pair avec une diversification des métiers. L’administration de la paie et le recrutement ne sont plus les seuls métiers des ressources humaines, loin de là.
Désormais, à côté des chefs du personnel (ou responsables du personnel), on trouve des gestionnaires des ressources humaines, des responsables du développement social et des chefs du service des relations sociales. La multiplicité des intitulés traduit la diversité des niveaux de responsabilités, avec deux grands profils qui se dessinent en filigrane :

  • Les emplois de généralistes vont du gestionnaire administratif au responsable des ressources humaines, en passant par une flopée de postes intermédiaires : d’abord assistant ou adjoint, on peut gravir les échelons pour conquérir la fonction suprême tant convoitée de directeur des ressources humaines.
  • Les emplois de spécialistes sont très variés : communication, administration du personnel, audit social, formation professionnelle, recrutement et gestion des carrières, etc.

L’Agence Pour l’Emploi des Cadres (APEC) remarque par ailleurs que si certains nouveaux métiers ont le vent en poupe, comme les postes de campus manager, d’autres emplois plus classiques n’offrent plus beaucoup de perspectives ; c’est notamment le cas des responsables des relations sociales et des responsables de l’information sociale.

Les cabinets de conseil.

Les cabinets de « chasseurs de têtes » (spécialisés dans le recrutement) ont diversifié depuis longtemps leurs activités pour ajouter à leur panel d’offres des prestations aussi diverses que le coaching professionnel, le conseil en gestion de carrières ou les procédures d’outplacement (ndlr : comment faire sortir un salarié d’une entreprise). Sur les 1 200 cabinets de recrutements en France, il y a donc de quoi faire !

La porte d’entrée dans ces cabinets est généralement un emploi d’assistant de recrutement ou de responsable du recrutement. Ce métier recouvre, selon la taille et la structure des entreprises, une grande hétérogénéité des situations, ainsi que des niveaux de responsabilité plus ou moins larges. Sur le plan fonctionnel, l’activité s’exerce en étroite relation avec la direction et les responsables hiérarchiques des services de l’entreprise cliente.

Et les missions sont très variées ! Elaboration et mise en œuvre des moyens nécessaires à une optimisation ou une adaptation des ressources humaines aux finalités économiques de l’entreprise, application de la réglementation sociale en intégrant les règles et les procédures du droit du travail, relations avec les instances représentatives du personnel, élaboration de politiques de développement des ressources humaines…
Bref, pas de quoi s’ennuyer !

Directeur d’agence bancaire.

En plus d’être un manager et un gestionnaire, le directeur d’agence est un homme de terrain. Il est l’interlocuteur privilégié des plus gros clients de l’agence et doit, par des actions de relations publiques, en trouver sans cesse de nouveaux. Il est à la tête d’une petite équipe avec laquelle il développe l’activité de l’agence dans son secteur géographique.

Il a la responsabilité globale de l’activité de l’agence bancaire : définir la politique commerciale de l’agence, veiller à sa rentabilité et animer une équipe dans cet objectif.

Le directeur d’agence bancaire peut devenir responsable d’un secteur géographique et chapeauter plusieurs agences bancaires. Ces emplois permettent une large évolution vers des responsabilités commerciales plus importantes et peuvent conduire à la prise en charge, en tant que spécialiste, de la globalité d’un marché.

Ce poste est le plus souvent atteint par promotion interne après une dizaine d’années d’expérience dans une banque de réseau. Toutefois les formations bancaires (Institut technique des banques – CNAM), mais aussi les diplômes d’écoles supérieures de commerce (ESC) sont appréciés et permettent d’accéder rapidement à la fonction de responsable d’agence. Les établissements universitaires préparant à des masters banque sont nombreux, néanmoins il est possible de « démarrer » dans la banque avec un BTS banque ou un DUT finances comptabilité ou une licence professionnelle (bac + 3) préparée à l’université.

Quelques années peuvent parfois suffire à un jeune diplômé brillant (bac+5) pour prendre la direction d’un bureau de petite taille, mais il faut plus généralement compter entre dix et quinze ans d’expérience. Les salaires varient d’un établissement à l’autre : entre 29 000 € et 50 000 € pour les premières années d’exercice, auxquels peuvent j’ajouter une part variable calculée en fonction des résultats de l’agence, pouvant aller jusqu’à 10 000 € par an.

Ingénieur territorial.

Les ingénieurs territoriaux sont des cadres de catégorie A de la filière technique au sein de la fonction publique territoriale. Ils peuvent exercer leurs fonctions dans les régions, les départements, les communes et tous les établissements publics relevant de ces collectivités. Ils sont généralement chargés de la gestion d’un service technique. Ils peuvent en outre occuper l’emploi de directeur des services techniques des villes de 20 000 à 40 000 habitants.

Cette profession est accessible par un concours, que l’on peut passer à partir de bac +5, en interne ou en externe. Il demande un grand nombre de connaissances scientifiques. Lors de leurs débuts, ils touchent en moyenne 1 600 €, mais leur salaire augmente au fur et à mesure qu’ils gravissent des échelons.

Témoignage de diplômés

Je suis depuis août 2010 gérant d’un magasin de cuisines, salles de bain, rangement à Beaune en Bourgogne. Mis à part tout ce qu’elle a su me procurer de par mon engagement associatif, par les expériences de vie que j’ai pu acquérir en ne restant pas un simple consommateur de cours, je dirais en synthèse que la filière AES est caractérisée par : Excellente dans sa pluridisciplinarité même si parfois on manque un peu de précision. Suffisante dans la façon dont elle aborde l’économie (notamment la macro-économie) et exigeante sur le plan juridique. Peut être manque-t-elle de mathématiques ou de statistique.

Aujourd’hui les choses que j’ai étudié et qui me servent régulièrement sont la comptabilité analytique, les déclarations fiscales, le droit fiscal, un peu de droit commercial et le droit des affaires. Cette belle filière qu’est AES recèle de nombreux avantages. Elle prépare à toutes les éventualités, il est réellement bon d’avoir la même maîtrise des sujets techniques qu’un étudiant en éco, et la même pratique qu’un étudiant en DUT GEA. Pour ma part, cette filière m’a apporté des savoirs faire et des savoirs être qui m’ont permis de m’épanouir dans mon travail personnel, ainsi que dans mes rapports avec mes collègues.  Gwenaëlle M., diplômé d’un Master 2 Management en 2006 à l’Université de Strasbourg, Faculté de Droit, de Sciences Politiques et de Gestion.

 

La filière AES est une formation extrêmement polyvalente qui offre à ses étudiants une diversité d’enseignements que peu de filières parviennent à égaler. Cette diversité correspond à un véritable besoin du monde de l’entreprise offrant des cadres polyvalents sur plusieurs domaines (gestion, droit, …). Mais cette polyvalence ne signifie pas qu’il n’y a pas de valeurs dans la poursuite après la

Licence AES, bien au contraire. De nombreux Masters permettent de spécialiser les étudiants sur un domaine permettant de fait une réelle expertise, tout en leur offrant les avantages et le recul liés à la culture transversale qui caractérise la filière.

Beaucoup voient dans la diversité de l’AES une faiblesse, mais il s’agit bien d’une force. C’est une Licence qui répond vraiment aux besoins des entreprises, elles-mêmes rarement limitées à un domaine donné.

Les diplômés AES sont capables de s’adapter à des problèmes variés en trouvant des réponses innovantes et basées sur des compétences transversales. Ce sont à mon sens des gens parfaitement capable de relever les nouveaux défis du monde entrepreneurial. Christophe P., diplômé d’une Licence en AES en 2007 à l’Université de Bourgogne, Faculté de Droit et de Science Politique.