60 ans d’union dans la désunion

Le 25 mars dernier, nous fêtions les 60 ans du Traité de Rome instituant la Communauté économique européenne. Pourtant, elle n’a jamais autant été menacée car, quelques jours après, la Première ministre britannique, Theresa May, déclenchait officiellement la procédure de « Brexit » .

Tristes bougies pour l’Europe et sa maladie dont la faute appartient à nous tous. L’unité s’est construite sur une logique économique libérale et la citoyenneté est venue après et n’a jamais été expliquée. Pourtant, encore aujourd’hui, la paix est là parce qu’il y a l’Union, sans elle l’incertitude est la seule option.

En France aussi, le débat présidentiel ne fait pas l’économie d’un débat « pour-contre ». Plusieurs candidats veulent sortir de l’Union. Tant M. Asselineau que Mme. Le Pen accusent l’Union de tous les maux de la France et veulent un « Frexit ».

Le problème, c’est que le discours et la situation ne sont pas les mêmes. F. Asselineau est bien sûr légitime à se présenter mais c’est l’occasion de montrer que « sa post-vérité victimaire » est fausse et de convaincre ses adeptes de s’en détacher.

M. Le Pen, en revanche risque de gagner. Et si le discours est mieux camouflé, le fond reste le même. Face à ce discours qui évite le fond des problèmes, on ne peut que prendre en comparaison le Royaume-Uni. Le Brexit pose sans doute déjà plus de problèmes qu’il n’en résout.

Cependant, tenter la réforme de l’Europe est possible pour ceux qui la veulent. Alors il faut s’interroger sur les raisons derrière ces volontés de Frexit. Si l’économie n’ira pas mieux après Frexit, si l’Europe peut devenir plus citoyenne, pourquoi alors « travailler contre l’Europe » comme elle l’a dit elle-même lors du dernier débat s’agissant de son action de députée européenne et de celle de ses collaborateurs… Chacun en fera son opinion mais c’est selon moi du à son obsession face à l’immigration.

Finalement, ce n’est pas un hasard si Mme. Le Pen a déclaré que la France n’était pas responsable de la rafle du Vel d’Hiv , 22 ans après que le Président Chirac reconnut la responsabilité de la France dans la Rafle du Vel d’Hiv par ces mots : « La France, patrie des Lumières et des Droits de l’Homme, terre d’accueil et d’asile, la France, ce jour-là, accomplissait l’irréparable. Manquant à sa parole, elle livrait ses protégés à leurs bourreaux ».

Parce que ce sont les atrocités de la Seconde Guerre mondiale qui ont fondé une Europe unie et solidaire, vouloir la quitter, c’est une autre façon de dire qu’on n’est peut-être pas si loin de recommencer…

 

Conseil d’Administration de l’ARES à Strasbourg

 

 

 

 

 

 

 

Du 31 mars au 2 avril, la belle ville de Strasbourg a accueilli plus de 90 associatifs, qui se sont déplacés de la France entière pour participer à ce conseil d’administration.

Cet évènement était placé sous le signe du débat. D’abord, vendredi soir, un colloque sur la réforme du CRFPA et sur l’avenir de la profession d’avocat a été organisé à la faculté de droit de Strasbourg. Des intervenants de renoms étaient là pour présenter leurs points de vue et interagir avec les étudiants. On pouvait notamment y trouver Maître Kami Haeri, qui a écrit le rapport ministériel sur la profession d’avocat, ou encore Mr Mickaël Benillouche, maître de conférence à l’UPJV et lanceur de la pétition sur la réforme du CRFPA. Des échanges très intéressants entre les professionnels, avec des points de vue différents.

Retrouvez les temps forts du colloque

Le samedi matin a permis d’aborder un sujet d’actualité avec l’ensemble des associatifs présents. En effet, un débat sur les élections présidentielles mais surtout sur la montée des extrêmes a été lancé. Un débat vivant qui a mené vers une prise de position de l’ARES vis à vis de l’abstentionnisme chez les jeunes.

Le conseil d’administration de la fédération s’est ouvert le samedi après-midi et s’est clôturé le dimanche à midi. Pendants celui-ci, une présentation d’un bilan de politique générale à mi-mandat a été présenté, ainsi que les travaux en cours, et les travaux à venir.
En parallèle, des parcours de formation étaient dispensés par les formateurs du réseau. De la trésorerie aux Modalités de Contrôle des Connaissances, de nombreux sujets ont été traités, avec une participation toujours plus enthousiaste des associatifs en formation.
Un événement était encore une fois riche en cohésion, avec un réseau toujours plus fort. Il y a eu notamment la venue de nouvelles associations, qui renforce ce réseau.

Pour la prochaine étape, on se retrouvera en Avignon du 26 au 28 mai, pour le dernier conseil d’administration avant les vacances d’été.


La procuration, pensez y!

Absent le 23 avril & le 7 mai ? Tu peux encore faire ta procuration pour pouvoir voter.
Pour cela c’est simple, munie toi d’une pièce d’identité, admise pour voter, et d’un formulaire de vote par procuration et te rendre au tribunal d’instance, au commissariat de police ou à la brigade de gendarmerie la plus proche de chez toi. Tu peux établir ta procuration soit pour un scrutin déterminé, soit pour une période (dans la limite d’un an).
Tu as jusqu’à la veille du scrutin pour faire ta procuration, c’est rapide à faire et c’est important. Alors pense à aller la faire!!

Tu peux retrouver tous les informations sur le vote par procuration ici.

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