Quel avenir pour la filière AES ?

A la vieille d’une nouvelle rentrée universitaire, l’ARES a décidé d’organiser un colloque sur « L’avenir de la filière AES » lors de son week-end de rentrée les 1,2 et 3 septembre 2017.

 

À cette occasion, trois personnalités étaient présentes pour échanger et débattre sur l’avenir de cette filière : Mme MARCHAND-LAGIER, responsable de la licence AES-Science politique et Europe à l’Université d’Avignon et des Pays du Vaucluse, Mme PEYROUX, directrice du département AES de l’université Paul Valéry Montpellier 3 et Thomas MARTIN-DIMICHELE, élu au Conseil National de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche. L’objectif était clair : confronter les positions de l’ARES sur la filière AES avec celles des intervenants.

Trois thèmes avaient été sélectionnés :

  • Quelles poursuites d’étude après la licence AES ?
  • Harmonisation de la licence AES : une utopie en contradiction avec les objectifs initiaux ?  
  • La licence AES : une licence professionnalisante ?

            Les invités n’ont pas manqué d’y réagir, permettant ainsi de dégager un certain nombre de conclusions.

La pluridisciplinarité est la marque de fabrique de la licence, avec des compétences qui deviennent de plus en plus complètes et spécifiques au cours de la formation. Or, il faut avoir à l’esprit que s’engager dans une licence AES, c’est se lancer dans un cursus à niveau bac +5 : l’ARES défend donc la création d’un master pluridisciplinaire pour faciliter la poursuite d’étude. Cependant pour nos intervenants, se poserait alors la problématique de la spécialisation. Mais il existe des masters qui, se rapprochant de la pluridisciplinarité du parcours AES, permettent aux étudiant de se spécialiser. Ces masters doivent se développer pour permettre une meilleure poursuite d’étude des diplômés de licence AES.

 

Concernant le doctorat, le Conseil National des Universités (CNU) est directif et segmente les disciplines. Ainsi, une thèse pluridisciplinaire n’est pas possible et cela nécessiterait une réforme du CNU.

L’ARES souhaite une harmonisation de la licence AES qui permettrait d’améliorer la visibilité d’un diplôme méconnu, aussi bien par les étudiants que par les professionnels. Ce à quoi un des intervenants répond que les différentes spécialisations des universités ne s’y prêtent pas : la filière forme des étudiants très différents et s’adapte aux différentes spécificités des territoires. L’ARES tient donc à rappeler qu’harmoniser la licence AES ne signifie pas la standardiser. Par exemple, la création d’un conseil national de la licence avec l’appui des comités de perfectionnement assurerait une intégration du monde professionnel pour co-construire une formation tournée vers le monde du travail.

Pour que la licence AES soit plus professionnalisante et tournée vers le monde professionnel, une autre possibilité serait de recourir à des vacataires professionnels ou des professeurs associés. Pour appuyer cette démarche, il apparaît primordial de se baser sur les réseaux d’anciens élèves. Renforcer la transposition des connaissances en compétences permettrait également de valoriser les acquis du diplôme et donc de faciliter l’intégration des diplômés sur le marché du travail. Enfin, alors que l’ARES souhaite développer les stages à tous les niveaux du 1er cycle, il apparaît difficile pour les intervenants de généraliser les stages obligatoires. En cause, l’encadrement par les enseignants qui est limité et les entreprises qui privilégient les stagiaires en master avant ceux de licence.

 

Ce colloque a ainsi permis d’aborder différentes problématiques de la filière AES tout en confrontant différentes positions. L’ARES remercie encore une fois les intervenants pour leur disponibilité et leur présence.


Événement phare chaque année, le Congrès de la Fédération Nationale des Associations Représentatives des Étudiants en sciences Sociales (ARES) réunit plus de 250 étudiants originaires de quelques 50 villes de France.

Pour la VIIIème édition, l’ensemble des associations du réseau se retrouveront les 20, 21 et 22 Octobre 2017 dans la ville de Chambéry grâce à l’organisation sans faille de CITHEME l’Asso.

Ces trois jours permettront aux membres des associations de se former aux différents aspects de la gestion associative étudiante grâce à la trentaine de formations dispensées par l’équipe nationale. Un focus sur le Développement Durable sera fait lors d’un colloque le vendredi, durant lequel les associations pourront s’emparer du sujet et comprendre tous les enjeux dans lesquels elles peuvent avoir elles-mêmes un impact au quotidien.

Le Congrès National sera également l’occasion pour l’ARES de renouveler son bureau lors de l’Assemblée Générale Ordinaire du Samedi : un temps fort lors duquel le bureau sortant fera le point sur l’année passée et les moments importants du mandat. Ce deuxième jour se terminera sur la traditionnelle soirée de Gala.

L’ensemble du week-end, de l’AG au Gala, se déroulera au centre de congrès de Chambéry « Le Manège » : un site à l’architecture atypique grâce à une verrière agrémentée de 4 véritables palmiers d’Alicante.


 

 

Des élections de plus en plus incertaines

Deux semaines, deux élections importantes en Europe, deux séismes électoraux dans la société.

D’abord en Allemagne, la Chancelière Angela Merkel a remporté les élections pour la quatrième fois consécutives mais l’AfD, parti xénophobe et anti-européen, a remporté pour la première fois des sièges au Bundestag, la chambre parlementaire représentant le peuple .
Ensuite en Espagne, où le référendum tenu par le gouvernement indépendantiste catalan avait été interdit par le gouvernement national mais où les forces de l’ordre ont été très violentes contre des personnes qui ne voulaient qu’exprimer leur voix.

En Espagne, c’est une « catastrophe démocratique » qui s’annonce entre Mariano Rajoy, Premier ministre, et Carlos Puigdemont, le Président catalan. Selon le premier, il n’y a pas eu de référendum, alors que le second veut enclencher un processus d’indépendance au plus vite. Les relations entre la communauté autonome et le pouvoir central sont depuis longtemps empoisonnées par cette affaire. Quoiqu’il en soit, aujourd’hui, ce n’est pas le référendum ou les résultats qui sont au centre de l’actualité, mais bien les accès de violences des forces de l’ordre contre la population, symbole d’un déchirement démocratique dans le pays.


L’ARES présente au 6ième cycle de dialogue structuré du CNAJEP

Le 30 septembre, l’ARES était présente à l’inauguration du 6ème cycle de dialogue structuré du CNAJEP, le comité pour les relations nationales et internationales des associations de jeunesse et d’éducation populaire.
A cette occasion, nous avons pu avoir l’occasion de rencontrer avec d’autres fédérations du réseau de la FAGE, des associations de jeunesse et d’éducation populaire autour d’un thème global : La jeunesse, l’Europe et l’éduc pop’. Ce fut Pierre Moscovici, Commissaire européen à l’économie, qui ouvrit cette grande réunion autour de la place de la jeunesse dans l’Europe.
Par la suite, nous avons pu participer à de nombreux ateliers pour dégager des problématiques afin d’y travailler jusqu’en février 2018 avec comme première priorité, l’éducation et les langues en Europe.

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